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Cette rubrique est en fait le regroupement des courriels que j'envoie à mes proches lors de divers voyages. Elles sont pour moi un lien essentiel avec une certaine "stabilité". Sans ces amis chez qui je fais ainsi intrusion; à qui je confie mes états d'âme et qui m'envourragent de ci de là par leurs commentaires, le carburant nécessaire à la rélsation  de ces aventures me ferait certainement défaut. Merci à vous tous.

Hiver 2004-2005

 

Convoyage vers Cuba sur un catamaran

 

Le Skidblamir:avec ses 25'

   

Préparation

   

Voyage aux Bahamas

   

Miami-Québec par l'intérieur

Hiver 2005-2006

 

Halifax - Bermudes- St-Martin; en trimaran

Hiver 2006-2007

 

St-Martin-St-Barth-Anguilla; un charter

Hiver 2007-2008

  En cours de réalisation
       

Convoyage vers Cuba sur un catamaran

Début d’une vie de vagabond; Convoyage du Boléro

Ca y est, je commence ma vie de vagabond. Tout va pour le mieux, je file le parfait bonheur. Je suis présentement à la hauteur de cap Hatteras, sur l'intra costal waterway. On doit arriver à Beaufort, Caroline du Nord demain soir où on passera quelques jours pour faire des travaux sur le bateau, rencontrer d'autres oiseaux migrateurs comme nous et attendre une fenêtre de vent favorable pour descendre vers le sud, par la mer.

Je suis entre bonnes mains ne soit surtout pas inquiète, Albert est un type bien expérimenté et nous avons un équipage éminemment sympathique et aussi expérimenté. Je t'enverrai ce message à partir de Beaufort.

Si je te résume notre voyage depuis le début:
Deux jours à Cambridge pour préparer le bateau, deux jours pour descendre la baie de Chesapeake jusqu'a Norfolk et entrer dans le canal, 3 jours dans le canal jusqu'a Beaufort pour rejoindre la mer.

svp Fait suivre mon courriel aux autres membres de la famille, je n'ai pas encore trouver comment faire un mailing group.
Gros bisous

Sophie

   

crédits photos: Emmanuelle Barea

Beaufort une ville de transit

Emmanuelle vient d'envoyer une série de photos prisent depuis le début de notre voyage. Afin de ne pas alourdir vos boîtes de courriel, nous avons fait deux envois séparés, le premier à Etienne et le second à Marie-Eve.

Beaufort est une petite ville très agréable. Ici les marins sont souvent obligés de coller assez longtemps pour attendre une fenêtre météo, c'est une petite ville où il fait bon attendre. Il y a un musée maritime avec une bibliothèque maritime, des cafés sympathiques avec; de la bonne musique,  du café équitable et  des fauteuils confortables, un pub avec tables de billard {le Saint-James Cafe}, un bar très sympathique, de bons petits restos et un « dock house » animé. Le mouillage devant la ville est solide, gratuit et la mer est toute proche.

Bisous
Sophie

 

   


En mer entre la Caroline et la Floride

Il est 18:00, le soleil va bientôt se coucher. Nous approchons des côtes de la Floride. Le voyage depuis Beaufort, notre dernière escale s'est super bien passé. C'est notre troisième journée en mer, nous prévoyons arriver cette nuit à Fernandina. Les jours à venir se feront dans l'intra costal jusqu'a Miami. Il semble que le canal soit large et qu'on puisse même y faire de la voile. Demain soir nous serons à St-Augustine où nous passerons aussi la journée du lendemain. On devrait prendre le large pour Cuba au début novembre. Il faut que je vous dise comme la mer était belle. Ça l’a juste pas de bon sens et ce soir la lune est pleine alors pour faire les quarts de nuit c'est pas mal plus intéressant. L'eau est d'une couleur fantastique et évidement, il y a des dauphins.

Gros bisous, je vous embrasse il est tard.
Sophie

 

 

   

crédits photos: Emmanuelle Barea

St-Augustine, ville d’histoire


Nous sommes arrivés hier à St-Augustine, par le canal depuis Fernandina. Nous étions en approche de la ville lorsque le moteur de tribord a fait un drôle de bruit. On coupe les 2 moteurs et on déroule le génois pour avoir une propulsion, histoire de comprendre ce qui se passe. L'alternateur est tombé de ses braquettes. Nous n'arrivons pas à redémarrer le moteur de bâbord. Ce dernier a depuis le début un problème de démarreur, on le démarre généralement au 'tournevis' mais cette fois-ci, il semble qu'il décide de n'en faire qu’à sa tête. Ce n'est qu'en se présentant devant le « Lion bridge » de St-Augustine, que l'on doit faire ouvrir, qu'il décide enfin de redémarrer. Ces petits ennuis mécaniques nécessitent  une marinas. Je vous écrits donc de la marinas municipale de St-Augustine, où nous sommes depuis hier soir et ou nous serons certainement encore demain. La température est bonne, lorsque le soleil sort, c'est un peu chaud et humide mais qui oserait s'en plaindre. Je vous écrits assise dans le filet, à l'avant du bateau. Sur le quai à côté de moi, il y a une grande aigrette toute blanche et de plus petits oiseaux à longues pattes, on dirait des bihoreaux. Il y a sur le peigne d'a côté un grand héron. et on rencontre fréquemment sur l'eau des pélicans. C'est merveilleux. L'autre jour, en mer, on a eu la compagnie pendant deux jours d'un petit oiseau de la taille d'un moineau. Il semblait tout à son aise à bord. Il allait et venait et séjournait même à l'intérieur sans panique, ressortant lorsque le coeur lui en disait.

Le « Lion bridge »,qui est derrière moi, doit son nom s emble-t-ilà Richard Coeur de Lion . Je n'en connais pas encore beaucoup sur l'histoire de la ville, je compte aller demain voir un des nombreux musées de la ville. Je sais toutefois que St-Augustine est la plus vieille ville des Etats-Unis. La première ville découverte par Christophe Colomb. Il y a ici un passé Espagnol important et ça se reflète dans l'architecture. Emanuelle vient de partir pour la bibliothèque. Elle voulait entre autre envoyer des photos. Probablement que ME sera sur sa liste d'envoi.

C'est bizarre, on entend toujours un petit crépitement qui provient de la coque du bateau. Il semble que se soit les bernacles qui se détachent de la coque à cause de la peinture antisalissures.

Je dois vous dire que j'ai eu un petit pépin lors de notre première nuit en mer et que je suis un peu ralentie par cette blessure. Le diagnostique serait que j'ai une capsulite à l'épaule droite et une côte flottante de craquée. Je bouge moins mais je sens des progrès de jour en jour.

J'apprivoise tranquillement le fait d'être perpétuellement confrontée à de nouveaux plans d'eau. Evidemment le fait de ne pas avoir la responsabilité du convoyage facilite la chose, mais ce voyage en plus d'être fort agréable sera certainement fort enrichissant pour la suite de la vie.

Je vous embrase tous très fort.

Sophie


Sur le banc des Bahamas en attendant le front

J'adore ça! Il est 8:00, nous venons de passer une nuit à naviguer sur le banc des Bahamas. J'étais à la barre de 2:30 à 5:00 du matin. Il y avait une demi lune, le ciel était clair et le vent modère du sud. Nous attendons un front froid qui amènera du vent favorable. Au coucher du soleil on voyait le front à l'horizon, un fine barre un peu plus sombre sous les nuages. Toute la nuit, des nuages se sont tenus sur notre arrière, il y avait des éclairs au loin; avec le front vient la pluie, mais au dessus de nous tout était clair. Nous attendons toujours ce front qui nous permettra de filer dans la direction voulue. Pour l'instant nous sommes au........ moteur, vous avez bien lu, au moteur au singulier, il n'en reste plus qu'un seul, l'autre a "rendu l'âme" entre Miami et Bimini, on se traîne...

La nuit dernière, entre Miami et Bimini un des deux moteur s'est arrêté, nous avions aussi un problème de fosse septique à résoudre. Pour ces raisons, nous avons détourné notre route vers Bimini, ou nous avons mouillé bien après la nuit tombée. Entrer à  North Bimini de nuit, à travers les récifs et avec le peu de précision des cartes d’ici, c'est un exploit. Nous étions ancrés devant une petite agglomération. Il y avait déjà au mouillage, avant notre arrivée un gros bateau de bois haïtien.  C'est un bateau qui ressemble à la Nina de Christophe, le château en moins. L'histoire veux que lorsque la Nina de Christophe aie fait naufrage, le population d'Hispanola, l'aida a transporter le matériel qui était dans la Nina vers la Pinta. En reconnaissance Christophe leur a donné l'épave. Ils construisent depuis ce temps et encore aujourd'hui, leurs bateaux sur ce plan.

L'île de Bimini est petite. Il y a peu de voitures classiques et beaucoup de voiturettes de golf. La population est noire et anglophone comme pour toutes les îles des Bahamas.

En sortant du mouillage de Bimini, nous avons rallié un mouillage à Gun cay, histoire de se baigner et de permettre au front d'arriver.

 
Notre front est arrivé, une houle le précède et la pluie l'accompagne mais il semble que l'air chaud du Gulf Streem l'ai tué. Il est à bout de souffle. Le vent n'est toujours pas favorable et le bateau n'arrive pas remonter au vent. On envisage de traverser l'Old Bahama Channel, qui nous sépare de Cuba par Cay Sal. Un plateau de 40 milles avec des récifs à l'entrée et à la sortie. Cette solution réduit la route, permet une route plus favorable par rapport au vent mais l'entrée comporte un risque et nous y serons de nuit. Tout l'équipage est sur le qui vive, la navigation se fait avec précision et le cap est tenu avec une vigilance accrue. On a passé la barrière de récifs, la nuit sera belle. Nous devrions atteindre Cuba avant la nuit.

A bientôt

 

 

 

crédits photos: Emmanuelle Barea
 

 

re Salut

Il y deux ou trois petites choses dont que je voulais vous conter mais je suis limitée dans le nombre de caractères alors je prends une autre feuille. Hier sur le banc des Bahamas,il y avais un essaim de pécheurs de langoustes. C'est surprenant et un peu inquiétant quand on se rappelle les histoires de pirates. C'étaient des pêcheurs de langoustes de République domincaine.  Un gros bateau de pêche s'ancre sur le banc et une pléthore de petites chaloupes motorisées s'éparpillent aux alentours. Il y a un type au moteur et un autre debout à l'avant; le plongeur. Lorsqu'ils voient des têtes de corail ils s'arrêtent et le plongeur part à la chasse aux langoustes.

Ce matin on a observé la formation d'une trombe d'eau sous un nuage en forme d'enclume. C'était tout à fait didactique.

Je vous fais grâce des petits soucis techniques ou là aussi j'ai appris beaucoup sur la dynamique de groupe particulièrement avec un propriétaire à bord. Il y a eu moult moments intenses. Mais voila que la terre approche, je ne suis pas certaine d'avoir hâte.

Gros bisous à tous
Sophie

       


Séjour à Cuba

Plusieurs jours se sont écoulés depuis le dernier envoi de courriel. Je dois dire que j'ai été démotivée par le fait qu'il n'est pas possible de vous les faire parvenir depuis que je suis à Cuba. Mais ce contact me manque alors je viens de décider que je vais vous écrire et que je l'enverrai une fois à la maison. Voilà, ca y est, j'ai une date de retour. J'ai une réservation sur un vol de Cubana pour lundi prochain, le 15. Ça me laisse une semaine à Cuba.

Vous ne pouvez même pas imaginer comment s'est terminé notre aventure sur le catamaran. Une fois le bateau amarré et les douanes réglées, nous avons été sommés de faire notre baluchon et quitter le navire. Dire que je suis restée bouche bée est un euphémisme. C'est un monde étrange, ce monde des convoyages avec cette relation capitaine-équipage-propriétaire. Je commence à saisir l'attitude de Richard C., l'air de dire lorsqu'il était encore question que l'on convoie La Petite Julie, Manu et moi, que nous nous engagions dans une galère. Malgré cette atterrissage que je trouve éminemment triste, je suis contente, toutes ces expériences viendront  remplir mon baluchon.


       

Le Skidblamir avec ses 25'

Voyage du Skidblamir et de Ti-Mousse aux Bahamas

Partie 1 Convoyage de Ti-Mousse :

Il y a des choses qui doivent être écrites sur le fait, après ce n'est plus pareil. Dans ces moments, on n'a  par contre, pas toujours l'opportunité de le faire. J'ai quelques heures devant moi. Ti Mousse, le bateau que je skippe présentement est bien collé dans un fond d'argile et j'attend patiemment le montant, en espérant qu'il y  aura suffisamment d'eau pour me faire décoller d'ici. J'ai fait une fausse manoeuvre... oui certainement si non je ne serais pas ici. C'était ma première journée en solitaire, ma première nuit à l'ancre en solitaire et il faut dire pour m'excuser, que le sondeur du bateau est hors service. Je suis entrée ici hier à la marée haute et j'ai longé l'île un peu plus, je le vois sur le GPS mais pas de beaucoup je vous assure. Ce matin, je suis repartie à la marée baissante. C'est un fond d'argile, la quille est tellement courte que c'est mon safran qui colle en premier. J'ai avancé un peu en godillant, en espérant reprendre le chenal, j'ai essayé le truc de la drisse dans le dinghy et de se tirer sur son ancre. Rien n'y fit, j'ai avancé un peu mais pas suffisamment pour me remettre au bon endroit. Comme la marée est toujours descendante il n'y a plus qu'a attendre. J'ai mouillé une ancre dans la direction vers laquelle je veux sortir, j'espere pouvoir me hisser dessus dans quelques heures.

Qu'est ce que je fais ici? Et bien voilà. Fin septembre,début octobre dernier, je me suis fait offrir d'être capitaine sur une voilier que je devais descendre aux Bahamas et par la suite acueillr des clients tout l'hiver. Vous savez peut-être que depuis le début de l'été dernier, je cherche la façon de vivre de la voile. Cette offre était donc au-
delas de mes espérances. Au fil des semaines les choses ont changées, je ne descendais plus le voilier aux Bahamas mais je devais toujours être capitaine durant l'hiver et recevoir les clients. J'ai donc trouvé une place comme équipière avec Emmanuelle sur un catamaran qui devait entre livré à Varadero, Cuba. Vous avez eu des bribes de ce voyage par Manu. Au cours du voyage, j’apprends que je ne serai pas capitaine comme prévu cet hiver aux Bahamas. On allègue toujours le fait que je ne l'ai jamais fait. La seule façon que je puise envisager pour qu'on ne me fasse plus cette remarque, c'est de faire mes classes et pour ce faire, je dois être sur mon bateau. Il est tard dans la saison et le Toucan est hiverné. Un projet germe dans mon esprit et celui d'un ami, Albert, qui était capitaine sur le catamaran. Il y a des bateaux de moins de 28 pi, à vendre à des prix intéressants aux Etats Unis. On en achète chacun un et ont fait notre voyage aux Bahamas. Nous avons dans l'idée de faire de la location avec et sans capitaine, on fait le paris qu'il y a une clientèle qui préférera des bateaux plus petits, plus manoeuvrants sur lesquels ils pourront être seuls clients ou même seuls sans capitaine, dans le cadre d'une flottille. Voilà donc, les deux premiers voiliers sont achetés, le mien est présentement à Miami et attend mon arrivée pour que je le rajeunisse un peu. Je suis donc sur Ti Mousse, le voilier d'Albert. Ce dernier est retourné hier au Québec pour au moins une semaine. J'ai comme mandat d'amener son voilier à Myrtle Beach, o il me rejoindra. Ce petit voyage en solitaire est mon premier. Evidemment j'étais nerveuse, en fait j'avais carrément les jambes molles mais je veux savoir jusqu'a quel point j'aime cette vie. Présentement ça va, je suis échouée mais il fait doux et il n'y a pas de vent. Si je réussi à sortir d'ici, je prendrai probablement un quai à la petite marina tout à côté, histoire de partir tôt demain. Tout près d'ici il y a une zone de tir de l'armée américaine et la zone est parfois fermée à la navigations, je fais un maximum de 4.5 kn à moteur et je ne veux surtout pas me faire prendre par la nuit. Il fait super froid et en plus je suis en terrain inconnu. Il n'y a pas des masses d'endroits pour mouiller, je dois bien prévoir les distances à faire, en plus il y a les ponts qui ouvrent à heures fixes et qui nous retardent.

Ce que je voulais dire surtout sur le fait d'être en solitaire et c'est une chose que j'ai remarqué bien avant lorsque je faisais de la géologie, c'est qu'au début, lorsque je suis seule, je perds mon efficacité, c'est comme si mon esprit vagabondait. Je butine, j'espère que la situation va se rétablir après une période d'adaptation. Je voudrais bien savoir si tout le monde est comme moi?

A plus

Sophie

 

     


Ca y est, Je me suis déprise de mon trou à boue. En fait, on m'a même un peu aidé. Avec le montant, j'ai pu me hisser sur mon ancre et me dégager un peu dans la bonne direction. Il me restait encore du chemin à faire pour être dégagée. Je devais retourner dans le dinghy et mouiller l'ancre à nouveau au loin. Une bonne âme est arrivée avec une chaloupe à moteur et m'a tiré jusque dans le Water way. Il était 13:00 lorsque je quittais mon mouillage. La veille j'avais mouillé là vers 14;00 parce que je ne croyais pas pouvoir atteindre le mouillage suivant avant la nuit. J'ai une heure de plus, ce n'est pas beaucoup mais peut-être assez, j'y vais. Le soleil se couche à 17:00 et se lève à 6:30, ça fait des journées courtes. Finalement je suis arrivée à ce bassin, à l'intérieur de la base militaire du Camp Le Jeune, juste au coucher du soleil. C'est un bon bassin, avec suffisamment d'eau mais la présence d'un bateau militaire coulé sur le cote le rend un peu moins accueillant.
Il y un trimaran déjà ancré dans le bassin. Des êtres humains... ce n'est pas de refus. Je m'approche de leur bateau et pose une question dans mon terrible anglais de francophone. Il y a un type à bord qui a étudié quelques années en France et qui a même passé une partie de son enfance à Shawinigan. Je suis invitée à souper à leur bord. Ce n'est pas de refus, je ne suis pas certaine que j'aurais eu le courage de me faire à manger et il fait froid. Il y a du chauffage sur le trimaran. Les trois gars sont hyper sympathiques, le trimaran est « home made » il y a encore beaucoup à faire mais c'est chaleureux. On passe une très bonne soirée, le lendemain matin, en route il me livreront même un petit déjeuner.

Ti-Mousse est un peu trop lent, il fait 4.7 kn. C'est embêtant, je manque continuellement l'ouverture des ponts, la vie n'est pas faite pour les bateaux faisant moins de 5.5kn. Il y a eu trois ponts aujourd'hui, dont deux n'ouvrant qu'une fois l'heure. J'ai attendu en tout près de deux heures. J'ai tout de même pu atteindre le mouillage de Wrightville, d'où je vous écrits présentement. J'ai mouillé ici hier soir. Je sentais une  fatigue et j'ai décidé de passer la journée du lendemain tranquillement ici. Ca devait être nécessaire puisque j'ai dormi de 6:00 à 6:00 sans effort. J'en ai profité pour me laver puisqu'il fait plus chaud et pour manger un peu plus. De plus il y avait une brume à couper au couteau ce matin, nous avons eu une petite ondée et il y a un bon vent qui se lève que j'aurais eu juste dans le nez. Je vais aller marcher en ville tout à l'heure.

Note: Je commence à être plus a l'aise avec ma solitude.

Bisous

Sophie  


Salut,

Vraiment, soit sans remords. De toutes façon, les plans ont changé, et ce n'est pas de Myrtle Beach comme il était convenu que je fais le voyage mais de Beaufort, Caroline du Nord. Albert est parti pour le Québec presque tout de suite après que j'aie communiqué avec toi. Ca m'a permis de faire l'expérience de cette semaine en solitaire. Ce sont toutes des expériences que je rêvais de faire et que je n'aurais même pas ose demander. Je ne suis pas très efficace mais il n'y a pas d'urgence et le tout s'est que cette expérience soit enrichissante et jusqu'a maintenant, je suis contente de moi.

Aujourd'hui, j'ai pris une marina. J'en profite pleinement, je suis arrivée à 8:00 ce matin... Lorsque je suis sortie de l'endroit où j'ai passée la nuit à l'ancre, il y avait de la brume à couper au couteau. Très peu pour moi. J'ai jeté l'ancre à nouveau, histoire de préparer mes défenses et amarres pour arriver à un quai. Il y avait certainement deux noeuds de courant dans la rivière. J'ai mis le moteur d'avant, taquée la barre et remonté l'ancre. Je me suis approchée du quai et m'y suis accrochée. Il pleuvait un peu, je me suis recouchée jusqu'a 9:00. Je passe la journée tranquille ici.

J'ai appelé Jérôme tout à l'heure, il m'a dit pour la bouffe que vous êtes allés porté à Etienne, je vous remercie de tous coeur.

Surtout ne soit pas inquiète, je suis prudente et ici je  suis comme sur une route pour bateau, je ne suis pas seule.

Gros bisous

Sophie

Sophie, mi-décembre

Ça y est, je suis arrivée au quai des va nu-pieds... C'est ma traduction personnelle. L'endroit s'appelle :"B"earfoot Landing", ça ressemble à peu près à ça! Il y a un grand quai gratuit et un écriteau, « welcome to boaters », c'est assez rare. J'y suis donc depuis dimanche en fin de journée. C'était le but de mon voyage,  Albert doit venir reprendre les commandes de son voilier ici. Je devrais de mon côté redescendre à Miami, avec sa voiture pour préparer mon bateau.

Je suis donc en période de repos.  Le problème depuis mon arrivée ici c'est la température. De jour en jour ça ne s'améliore pas. Mon objectif est de  déjouer le froid. Vous me direz que ce n'est pas à vous que je dois dire ça mais, pour moi, ce n'était pas prévu et je suis pour ainsi dire mal équipée. Hier j'ai fait une méga marche, histoire de me tenir au chaud et je suis tombée sur un magasin de plein air où j'ai acheté une chaufferette au propane. Il semble que ce soit toutefois largement insuffisant. Je n'ai pas froid la nuit, mais le jour, je ne peux pas rester sur le bateau. Aujourd'hui, j'ai trouvé ce qu'il me faut, un minibus à 9:00 direction bibliothèque municipale et retour le soir, dernier bus à 18:00. C'est parfait, demain je récidive.

Depuis que je suis sur ce quai, j'ai tout de même fait des rencontres assez agréables. Ce n'est pas que je sois particulièrement sociable, mais le fait que je navigue seule intrigue et les rencontres viennent à moi. C'est fort agréable.

J'ai un peu abandonné mon récit, depuis Wrightville mais je ne voulais pas que ce soit monotone.

De Wrightville, j'avais prévu une bonne journée devant moi, mais tout de même au moins deux heures de jeu avec le coucher du soleil. J'avais besoin de carburant, en passant près des marinas de Wrightville tout était mort,  il était trop tôt. Ça m'embêtait un peu d'arrêter à un quai, d'abord il faut que j'installe défenses et amarres et surtout, je dois trouver un quai qui soit dans le chenal, de peur... de m'échouer. Il est 10:00 et me voilà rendue à Carolina beach, tout s'est bien passé mais je n'ai toujours pas de carburant et j'approche la région de Southport, une voie maritime, des cargos, plein de bouées, beaucoup de courant, des traversiers, des barges... je voudrais vraiment avoir du carburant avant de m'engager dans ce secteur. Il y a juste derrière cette bouée rouge, un ponton à carburant. J'appelle sur la radio la marina en question, pas de réponses. C'est vraiment tout proche, je me risque et ... je m'échoue. Cette fois, je ne suis vraiment pas fière de moi, si j'avais approché le quai en sens inverse, avec le courant dans le nez, ce dernier aurait pu me dégager mais je n'ai pas fait attention et comme une débutante me voilà encore collée au fond. La marée a presque fini de descendre, je sors encore mon ancre que je mouille côté chenal. Je vais au quai avec le dinghy et mes bidons et je réalise que la station est fermée, elle n'ouvre que dans une heure et demie et de toute façon la marée elle non plus, ne sera pas au rendez-vous d'ici là. Patience. Après avoir fait le plein, je retourne sur Ti-Mousse, il est l'heure de me hisser sur mon ancre. Ce fut assez facile. Prête à affronter la rivière Cape Fear avec son courant et son traffic maritime. Plus tard que prévu, je le suis aussi par rapport au courant, je fais entre 2.5 et 3 nœuds sur le fond, c'est assez déprimant mais j'ai le temps, pour arriver à mon futur mouillage, je ne suis pas inquiète, il faut être patient c'est tout. Un peu avant le coucher du soleil je rejoins mon mouillage; un petit canal dragué, perpendiculaire au water way et qui selon mon guide est utilisé comme « trou à ouragan » par les gens du coin. Parfait, de toutes façons la nuit est calme. Le lendemain matin je suis dans la brume jusqu'aux oreilles,  j'étais sorti de mon canal et je décide de m'attacher au quai d'une marina tout près, j'y reste deux jours, le temps est aux vents violents, averses et orages. La troisième nuit je retourne dans  mon « trou à ouragans », le surlendemain c'est le voyage jusqu'au quai des va nu-pieds, Caroline du sud; belle journée, mais froide, j'ai grelotté toute la journée. Il est temps que je termine cette aventure.

Sophie

 

Salut

J'ai acheté une carte d'appel hier soir mais en regardant le calendrier j'ai réalisé que nous n'étions pas le 24 mais le 23.  Je pensais que votre rencontre serait le 24, je voulais vous appeler chez ME. Qui sera chez Claudette ce soir? Dimanche j'aurais peut etre acces à un téléphone ordinaire, les téléphones publics sont trop chers en carte téléphonique. Je suis à Miami, seule en cochon, sur mon voilier au coin de la 79 rue NE, devant la maison privée de m. Victor Bonette. Je commence à apprivoiser mon bateau, planifier et réaliser les travaux au fur et à mesure que je m'en sens la capacité technique.

Albert est quelqur part entre Georgetown et ici, il poursuit la route de Ti-Mousse vers le sud. Je devrais être seule jusqu'au 7 janvier au moins. Albert pense faire un aller retour au Québec autour du 10 janvier en camion, je vais peut-être l'accompagner.

Bisous

Sophie


Bonjour

Si tout va comme prévu, nous partirons en début d'après-midi. Nous devrions donc être à Montréal lundi soir tard. Je devrais être à Québec dans la journée de mardi, j'ai probablement des trucs à faire à Montréal le mardi matin.

bye

Sophie

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